Ma quête du Flow !

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En psychologie positive, le flow (littéralement flux en anglais), ou la zone, est un état mental atteint par une personne lorsqu’elle est complètement plongée dans une activité, et se trouve dans un état maximal de concentration, de plein engagement et de satisfaction dans son accomplissement. Fondamentalement, le flow se caractérise par l’absorption totale d’une personne dans son occupation.

Wikipedia

Cet état mental intemporel dans lequel tout nous réussi dans le code est le Saint graal de mes journées de développeur. Une journée sans avoir été pleinement absorbé au moins 2 ou 3 heures dans mon code est une journée « bof ».

Vous êtes-vous posé la question ? Atteignez régulièrement cet état mental pendant votre travail (qui que vous soyez) ?

Le Flow en entreprise

J’ai travaillé 6 ans en entreprise et j’étais plutôt perturbé par les bruits environnants divers : le collègue qui renifle, les claviers martelés, les portes qui claquent, les bruits de pas dans le couloir etc… on est tous un peu comme ça.

Par ailleurs en entreprise, notre concentration est facilement interrompue (collègues, mails, téléphones, réunions…) et je n’étais du genre à écouter de la musique avec le casque sur les oreilles (j’aurais du).

Je me souviens que mes périodes de hautes concentration étaient plus hebdomadaires que quotidiennes et elles ne duraient pas des heures car fragmentées.

Et en Télétravail ou Freelancing ?

Je vous laisse déjà cet article (15/01/2016) que j’ai trouvé bien rédigé et qui montre l’intérêt croissant suscité par les actifs Français envers le télétravail mais aussi le cadre que ce dernier impose au travailleur.

Je considère être environ 2 fois plus productif depuis que je travaille de chez moi, un grand nombre des facteurs de déconcentration ne sont plus là.

Mais quid du Flow ? Soudainement confronté au calme du travail à la maison, je me suis vite rendu compte que les moindres bruits (mêmes passagers) coupent aussi mon flux de productivité, quand ce n’est pas moi-même qui m’auto-indiscipline (un danger pour le télétravailleur).

Après 2 ans de freelancing, j’ai obtenu un poste en télétravail (CDI) dans une entreprise.

C’est à ce moment que j’ai commencé réellement cette quête du Flow, un besoin d’auto-satisfaction de mes journées de travail qui m’est venu, croissant, à force de travailler reclus chez soi.

Voici donc les critères identifiés que je réunis pour m’immerger dans le Flow.

Mes fondamentaux pour plonger dans le Flow

Un bureau rangé

J’ai d’abord constaté que j’ai besoin que tout soit bien rangé autour de moi. Le désordre me frustre naturellement. Je range donc régulièrement mon bureau en pensant « jardin sec japonais » mêlant zen, vide et perfection.

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Une ambiance sonore unique

En général, j’ai besoin de calme pour développer, c’est dans ma nature, une musique trop rythmée me fait battre le rythme immédiatement et me déconcentre.
Le silence royal, quant à lui difficile à obtenir, n’est pas idéal non plus car les moindres bruits (même passagers) peuvent facilement me déconcentrer.

J’ai testé les bruits blancs (gris, roses…) mais ils sont surtout adaptés à des environnements de travail déjà bruyants et finissent par m’horripiler.

Ensuite, j’ai apprécié travailler avec des ambiances sonores personnalisables proposées par certains sites comme Noisly que j’ai utilisé quelques bons mois. Cependant j’arrive à une lassitude et je n’aime pas la routine…

L’ouïe est mon sens le plus susceptible de me déconcentrer et c’est probablement le même pour tous les travailleurs 😀

J’ai donc mis 2 ans (environ) à me concocter une playlist d’ambiances sonores et musiques passées au peigne fin et qui sont résolument efficaces sur ma productivité. Je la mets à jour régulièrement, retirant les musiques qui finissent par me lasser (la plupart durent 1 an, certaines sont là depuis le début), ajoutant de nouvelles pour passage à l’essai.

J’ai donc besoin d’instrumental (pas de voix !), d’une homogénéité sonore avec peu sinon pas de rythme (plutôt du mélodique donc), généralement « zen » (musiques d’asie, d’indes, nature…) mais parfois avec un brin de « futurisme ». Le Jazz me permet aussi de me concentrer, probablement parce que je n’arrive pas à identifier facilement le pattern mélodique.

Port d’un casque fermé

J’ai remarqué que le port d’un casque « fermé » (le mien un AKG K272 HD) facilitait largement ma concentration et même si je suis seul à la maison et dans un environnement calme (c’est important que je le précise).

Parenthèse – musiques rythmées et pause à l’extérieur obligatoire

J’ai besoin de casser le rythme (la routine) comme pour renouveler mon état d’esprit, faire un « reset » neuronale :D, c’est le cas de tout le monde. J’écoute donc parfois une petite heure du Metal, du Black Metal ou du Rock bien pêchu. Ce changement radical pour une ambiance rythmée et impulsive me fait sortir du Flow mais me redonne l’oeil du tigre ! Un nouvel élan de motivation !

Plus important encore, je sors dehors 10 bonnes minutes, plusieurs fois par jour. A mon retour je résous presque à chaque coup les éventuels blocages sur lesquels j’étais. Là aussi, je pense qu’on est bon nombre de développeurs à avoir remarqué que Google ou Stack ne sont pas toujours la solution.

The Flow, ou comment réussir sa journée de développeur ?

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